Les solutions intermédiaires
Entre le domicile sans accompagnement et l'établissement médicalisé, il existe une offre mal connue et sous-dimensionnée. Elle mérite d'être examinée avant de conclure à l'EHPAD.
Le maintien à domicile renforcé
L'APA à domicile finance des heures d'intervention. Depuis janvier 2026, elles peuvent être réparties sur six mois, et tout plan intègre jusqu'à deux heures hebdomadaires de temps de lien social. Le tarif plancher horaire est de 25 euros.
S'y ajoutent les services de soins infirmiers à domicile, la téléassistance, le portage de repas et l'adaptation du logement.
Limite : le maintien à domicile atteint ses limites lorsque la surveillance doit être continue, notamment la nuit, ou lorsque l'isolement devient un risque en soi.
La résidence autonomie
Des logements indépendants avec des services collectifs, destinés aux personnes autonomes ou faiblement dépendantes. Les tarifs sont nettement inférieurs à ceux d'un EHPAD. Le parc compte environ 112 000 places.
Limite : ces résidences ne sont pas médicalisées. Une aggravation de la dépendance impose un déménagement.
La résidence services seniors
Des logements privatifs avec des services à la carte, dans le secteur commercial. Le parc dépasse 119 000 places.
Limite : le coût des services s'ajoute au loyer et peut monter rapidement. Vérifiez ce qui est inclus et ce qui est facturé en supplément.
L'habitat inclusif
De petits ensembles de logements avec un projet de vie sociale partagé. L'offre reste très limitée, environ 4 700 logements.
L'accueil de jour et l'hébergement temporaire
Souvent négligés, ce sont pourtant les dispositifs les plus utiles en phase de transition. L'accueil de jour permet un accompagnement quelques journées par semaine tout en restant à domicile. L'hébergement temporaire permet de tester un établissement, ou de soulager un proche aidant.
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